01/05/21
Anne et Patrick Poirier
Anima Mundi

Abbaye du Thoronet

Oblio 2019, courtesy Galerie Mitterrand, Paris. © Anne & Patrick Poirier. ADAGP. Photo JeanChristophe Lett.
Oblio 2019, courtesy Galerie Mitterrand, Paris. © Anne & Patrick Poirier. ADAGP. Photo JeanChristophe Lett.

Le Centre des monuments nationaux invite Anne et Patrick Poirier à présenter à l’abbaye du Thoronet à partir de mai 2021 l’exposition « Anima mundi », qui s’inscrira dans la continuité de leur œuvre centrée sur la mémoire des architectures. À l’abbaye du Thoronet, chef-d’œuvre de l’architecture cistercienne, les deux artistes viendront réveiller la mémoire des lieux par le biais d’œuvres et d’installations faisant appel aux sens. Disposées tout au long du parcours de visite, ces quinze créations originales dialogueront avec le monument, son histoire et la fonction de ses espaces.

L’abbaye du Thoronet, édifiée entre 1160 et 1190, a abrité une trentaine de moines à partir du XIIIe siècle. Pendant plus d’une centaine d’années, le monument conserve en ses murs le souvenir des passages, des rituels, des gestes et des prières de ces hommes jusqu’à son déclin, qui se confirme lors de la Révolution française. Les travaux de restauration entamés à partir du XIXe siècle permettront à l’abbaye de retrouver son apparence d’origine, après avoir été transformé en exploitation agricole. Passionnés d’architecture et d’histoire, Anne et Patrick Poirier ont une longue pratique d’intervention dans des édifices religieux, depuis celle dans la Chapelle de la Salpêtrière à Paris en 1983 jusqu’à leur exposition au Couvent de la Tourette à Eveux en 2013. Leur intervention à l’abbaye du Thoronet donnera l’occasion aux visiteurs de redécouvrir les vestiges de l’abbaye, où jadis la vie monacale était rythmée par la prière, le labeur, la lecture et la méditation dans le silence. «

Notre projet offre au visiteur de ce haut lieu d’architecture et de spiritualité un certain nombre de travaux et d’installations disséminés à l’extérieur et à l’intérieur de l’abbaye. Nous voulons ces interventions discrètes, sans ostentation ni démesure, respectueuse de ce lieu d’âme et de mémoire. Elles font appel à la fois aux sens – ouïe, vue odorat -, à la mémoire ainsi qu’à l’esprit du visiteur, et s’inspirent du genius loci ».